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Étape 4 : la consigne, une alternative au recyclage

Consigner pour éviter ou repousser la refabrication

La bouteille consignée est une bouteille que le consommateur paie au prix normal mais auquel est rajouté une « consigne ». Une fois la bouteille vidée, le consommateur la ramène et la consigne lui est alors rendue. La bouteille consignée va pouvoir ainsi vivre plusieurs cycles (en moyenne 20 à 25) : chaque fois, elle subit un passage en station de lavage avant retour chez le producteur. On a vu que la bouteille en verre à usage unique est quant à elle – lorsqu’elle a bien été triée – réduite à l’état de calcin avant d’être refondue afin de redevenir une bouteille. Mais la fabrication du verre consomme 15 fois plus d’énergie que le seul lavage d’une bouteille, contribuant donc ainsi d’autant aux changements climatiques. C’est ce facteur qui est prépondérant dans la comparaison des deux systèmes.

La « bouteille consignée » semble avoir disparue en France …. mais pas totalement car elle existe toujours …. pour certains professionnels. Ainsi malgré une réglementation peu favorable, de nombreux cafés hôtels ou restaurants ont encore recours à ce système : ils sont livrés en bouteilles pleines et les bouteilles vides leur sont reprises. En comparaison, cafés, hôtels et restaurants qui se fournissent directement en magasins jettent, dans 95% des cas, les bouteilles aux ordures ménagères, le geste de tri étant laissé à leur bonne volonté. Ainsi ce réemploi des bouteilles dans les cafés, hôtels et restaurants est donc une action réellement pertinente qui permet annuellement l’évitement de 500 000 tonnes de déchets en France.

Mais le système de consigne bute aujourd’hui surtout sur un concurrent de taille : la bouteille plastique à usage unique. Elle est emblématique d’une logique où le consommateur achète et jette, rapidement et facilement, ce que lui proposent les producteurs et les distributeurs. En 2008, les plastiques ont ainsi représenté 61 % des contributions aux éco-organismes des emballages ménagers français alors que celles du verre se chiffraient à 4 %.

Donc si l’intérêt de la consigne pour réutilisation en termes d’économies de matière et d’évitement des déchets est indéniable, au final, rares sont les producteurs de produits emballés qui la préfèrent à l’adhésion à l’éco-organisme chargé d’organiser le tri et le recyclage (Eco-Emballages).

Regarder la vidéo : « Pourquoi consigner ses bouteilles en verre.mp4 »

 

Notre étude va porter dans un premier temps sur l’hypothèse que les bouteilles sont consignées et rapportées à 60 % puis à 100 % (il n’y a pas de recyclage dans ce scénario).

 

Voici les histogrammes correspondant à ce 4ème scénario :

 

Q12 : Compléter le tableau du calcul des impacts environnementaux de ce scénario :

Scénario N°4

Épuisement des ressources

naturelles (g eq Sb)

Émissions de CO2

(g eq CO2)

Fabrication du verre avec 10% de calcin

1,2

206

Remplissage sertissage

Transport

Maintenir au frais

---

---

Consigne à 60 %

total

 

 

Un scénario N°4 amélioré avec des bouteilles consignées à 100 %:

Voici les histogrammes correspondant à ce 4ème scénario amélioré:

 

Q13 : Compléter le tableau du calcul des impacts environnementaux de ce scénario:

Scénario N°4 bis

Épuisement des ressources

naturelles (g eq Sb)

Émissions de CO2

(g eq CO2)

Fabrication du verre avec 10% de calcin

1,2

206

Remplissage sertissage

Transport

Maintenir au frais

---

---

Consigne à 100 %

total

 

Q14 : Comparer les scénarios 3bis et 4bis. Conclure sur la meilleure démarche environnementale en chiffrant le gain sur les GES (gaz à effet de serre) en %.